Essai Fiat 500 1.2 ess de 69 ch
Cool et craquante
Cinquante ans après, la Fiat 500 revient avec une mouture renouvelée mais qui garde intact le style et la vocation essentiellement urbaine. Mignonne, craquante, acidulée et si reconnaissable, la descendante directe de l'étude Trepiuno acclamée au Salon de Genève de 2004 est un chef d'œuvre de la mercatique moderne issue de l’usine polonaise de Tychi. (Par M.Mohamed)
les gens indifférents au cours de son passage dans les boulevards et ruelles de la capitale ; ils n’ont pas résisté à son charme en nous interrogeant sur sa fiabilité et son prix. Moins de 3.55m de long mais avec 4 vraies places, la Fiat 500 est un véritable délice pour les yeux. Avec son moteur installé sous un court capot avant sa silhouette parait très sympathique, tout en rondeurs, elle fait tourner les têtes.
La petite citadine de Fiat accueille 4 occupants, mais les passagers arrière devront cohabiter avec l‘espace à bord limité, la vie est bien plus douce aux places avant.
Les sièges avant sont confortables, il manque cependant un réglage en profondeur de la direction pour que la position de conduite convienne à tous les gabarits. L’habitacle ne respire pas le grand luxe, mais certains détails comme la planche de bord ou les clenches d’ouverture de porte chromées, traitées dans l’esprit de la 500 originale apportent une touche d’originalité. Le tout est bien assemblé, la finition apparaît plus que correcte, en tout cas bien supérieure à celle d’une Seicento.
Design
Comme la New Beetle et la Mini, la nouvelle Fiat 500 cède au néo-design tout en jouant avec les technologies modernes. La Fiat 500 mesure 58 cm de plus que l’ancienne mais les proportions ont été respectées. On retrouve (en plus grand) les sympathiques feux ronds, un capot en recouvrement des ailes et beaucoup d’éléments visuellement chromés (le cerclage des optiques, les « moustaches » de chaque côté du nouveau logo Fiat, la visière d’éclairage de plaque arrière frappée de 500 et aussi les pare-chocs avant et arrière).
A l’arrière, les similitudes sont encore plus flagrantes mais le petit capot se basculant vers l’arrière pour découvrir le bi cylindre a cédé sa place à un hayon relevable dévoilant le coffre et les sièges arrière repliables, le moteur étant bien entendu sous le capot avant. Enfin, le beau Logo 500 coupé en deux horizontalement se retrouve pour la première fois sur les enjoliveurs de roues.
Habitacle
Plus large (1.627m) et plus haute (1.488m), la nouvelle Fiat 500 accueille les occupants avant dans un décor en tout point euphorisant. Fiat, dès la version de base, propose un intérieur bicolore soigné, innovant et du meilleur goût. Etonnamment bien finie, la planche de bord fait appel à un beau plastique pour rappeler l’intérieur d’autrefois. Teinté dans la masse en harmonie à la couleur de la carrosserie, il égaye les occupants tout en se montrant agréable au toucher. Même la console centrale regroupant les commandes de climatisation fait cossue, presque chic de même que le support de la commande de boite idéalement placée à portée de main.
Bicolores eux aussi, les sièges se montrent agréables. A travers le petit volant gainé cuir multifonction tout simplement craquant, on distingue un seul cadran regroupant en cercles concentriques le compte-tours, l’indicateur de vitesse et au centre les informations essentielles en chiffres oranges. Un rassemblement entretenant une certaine confusion de lecture.
Sur la route
Au volant de la 500, qui cache sa motorisation de 1.2 ess de 69 ch à 5500 tr/mn pour un couple maxi de 102Nm à 3000 tr/mn à l’avant (contrairement la version des années soixante), on se sent fort joyeux, presque retombé en enfance tant la voiture est vive et agile. La Fiat 500 est d’aspect rigolo et amusant à vivre. Un plaisir que partagent tous ceux qui la découvraient à Alger.
Au fil des kilomètres on loue sa direction précise, un freinage net et bien progressif,
une commande de boite agréable et une vivacité étonnante des 69 chevaux essence. Elle montre beaucoup de rigueur en tenue en cap et s’accroche au bitume aux virages sans dévier d’un pouce de sa trajectoire, l’amortissement remplissant bien son rôle. Même en forçant exagérément la cadence, la citadine italienne se contrôle sans aucune difficulté.
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