- Accueil
- News
- Actualités
- Salons
- Nouveautés
- Essais
- Interviews
- Marché
- Prix du neuf
Ce sont plus de 5 millions de véhicules utilitaires produits par Peugeot depuis 1895. En 2005, 201 500 VU (dont 32 700 Expert) ont été commercialisés par la marque Française représentant 10% des ventes totales de Peugeot. Avec la coopération entre PSA et Fiat née en 1978, la production du Peugeot J5 (1981) marque un tournant décisif pour la marque au lion qui enchaîne les exploits notamment avec l’apparition du premier Expert en 1994. Pour 2007, l’objectif de Peugeot est d’écouler 220 000 VU dont pas moins de 44 000 Expert. Ce nouveau né pointe à juste titre comme un réel Outsider au moment où une vague de renouvellement touche la majorité des modèles concurrents dans ce segment (Par Nouredine ABBASSEN).
Découvrir le temps d’une journée le nouvel Expert était pour nous une occasion
de s’acquérir des différentes nouveautés inculquées au nouveau fer de lance des
utilitaires de Peugeot. Première prise de main, la version tôlée L1H1 équipée du
2.0 HDI (120 Ch). Sur le plan design extérieur, Peugeot n’est pas allé par
trente six chemins : évolution tout azimuts.
La face arrière qui présente une forme carrée accueille deux portes battantes
symétriques vitrées de bonne carrure et assemblées avec une finition notable. On
apprécie également la position haute des feux arrière (les mêmes que sur le
nouveau Boxer) les protégeant des chocs occasionnels intentés lors des manœuvres
urbaines ainsi que l’incrustation d’un troisième feu de stop en haut de la porte
de gauche. On déplore par contre l’absence de l’essuie-glace surtout que le jour
de l’essai était particulièrement pluvieux ; l’on annonce chez Peugeot qu’il est
disponible en option sur l’Expert. Autre remarque de taille, le rétroviseur à
double glace qui permet une visibilité maximale éliminant au passage l’effet
‘’angle mort’’.
La version L1H1 que nous essayons présente des mensurations à la hausse par
rapport à l’ancien modèle. L’Expert prend donc 22 cm dans le nez. Son
empattement évolue aussi. Long de 4.805 m et haut de 1.942 m, le nouvel
utilitaire de Peugeot compte répondre à une demande pressante d’une clientèle en
quête de volume de chargement. Sur ce modèle, les ingénieurs de Peugeot font
gagner à l’Expert 1 m3 (désormais porté à 5 m3 sur cette version). L’espace de
chargement à lui seul exhibe une hauteur de 1.449 m ce qui facilite le
chargement et le déchargement de marchandises. Point culminant dans l’espace de
chargement, l’augmentation de la largeur entre les passages de roues qui passe
désormais à 1.245 m. Cette nouveauté autorise le transport d’une euro palette
(1200 x 800 mm). Ultime évolution, la charge utile passe à 1000 kg (contre 810
kg dans la précédente version).
Finies les observations extérieures, nous entamons la découverte de l’univers
intérieur par l’ouverture des deux portes arrières derrière lesquelles un espace
bien astucieux se dévoile : en effet, l’intelligente nouveauté est qu’un espace
de rangement est situé en haut du compartiment de chargement et prend place au
sommet de la cabine (entre les deux capucines). L’on explique chez Peugeot que
cette trouvaille permet le transport d’objets plus longs que l’espace de
chargement. Nous remarquons aussi l’imposante cloison (métallique) de sécurité
qui sépare (et protège) le poste de conduite de l’espace de chargement. Une
vitre de courtoisie permet au chauffeur de contrôler ce qui se passe derrière
lui et d’avoir par la même occasion une visibilité arrière supplémentaire au cas
où l’Expert n’est pas complètement chargé. Sur le plancher, huit anneaux
d’arrimage sont installés pour l’attache des matériaux chargés.
Avant de refermer les portes battantes pour aller visiter la cabine de conduite,
deux éléments clés de cette version utilitaire attirent notre attention : sur la
partie droite de ce compartiment, un dispositif inédit s’offre au grand bonheur
des utilisateurs : le système de suspension pneumatique arrière. En effet, à
l’aide d’un simple bouton « push », l’on peut changer la hauteur du véhicule qui
peut être rabaissée à moins de 1.90 m ce qui favorise le chargement et le
déchargement sans trop d’efforts. D’autre part, les portes battantes s’ouvrent
jusqu’à 180°, bravo Peugeot !
Les choses sérieuses commencent à présent par une ballade à bord du nouvel
Expert qui nous est proposée et qui nous mènera, au bout d’une centaine de
kilomètres à un lieu hautement historique pour la France, la ville de Rethondes
(dans l’Oise) où fût signée en 1918 l’armistice entre la France, l’Angleterre et
l’Allemagne (une manière de rappeler que 6000 camions Peugeot ont participé à la
première guerre mondiale).
L’on admire
également la position de conduite haute qui procure une sensation de repos tant
recherchée par les professionnels. Le large et élancé pare-brise assure une
luminosité et une visibilité de taille. Composée de deux places (trois sur
d’autres versions) la cabine de conduite arbore plusieurs éspaces de rangement
(boite à gants éclairée et fermant à clef, panneaux de portes, vides poches et
tiroirs porte gobelets …). Fort est de remarquer aussi la condamnation des
portes battantes indépendamment des portes du poste de conduite : une autre
distinction.
Même si non n’avons pas eu le temps de le charger, nous pouvons penser que la
charge ne doit pas trop l’affecter d’autant plus qu’au volant nous n’avons pas
le sentiment d’une importante inertie du moteur.
Equipé d’une direction électro-hydraulique la manœuvre en ville à basse vitesse
est fluide malgré le poids de l’Expert qui a accompli sa mission avec brio le
long de nos essais. Roulant sur une monte pneumatique de 16 pouces, le nouveau
Peugeot Expert exalte de rigueur, de confort et de plaisir de conduite grâce à
un comportement dynamique appréciable favorisé par un train avant constitué de
roues indépendantes (suspension de type McPherson avec bras inférieur triangulé
et barre antidevers). Quant au train arrière, l’on annonce chez le constructeur
Français que les ressorts hélicoïdaux sont remplacés par des ressorts
pneumatiques à hauteur constante et les amortisseurs reçoivent des butées
spécifiques.
Commentaires (1 posté) :
Postez votre commentaire