Essai Citroën C5, 2.0 HDI – 138ch
C 5 sur 5
C 5 sur 5

Le constructeur Français Citroën signe une nouvelle offensive. La cible, un haut de gamme monopolisé par les marques Allemandes qui semblent indétrônables. Pour la marque aux chevrons, il faut donc garder un œil bien veillant sur ce qui a fait le succès de ses voitures germaniques en lançant cette nouvelle aventure. En premier lieu, le look bien évidement, pour lequel Citroën refuse toute aventure avec la sortie de sa nouvelle C5. Cette nouvelle berline se taille une robe de grand couturier qui caresse ostensiblement le coup de crayon germanique. Au nouveau design de la C5, la marque au chevrons rajoute une recette qui ne fait pas défaut: Confort, suspension irréprochable et sécurité accrue sont donc les atouts d’un renouveau fort ambitieux du haut de gamme français. (De notre envoyé spécial à Lisbonne, Hamid A)

Citroën a bien voulu nous convier aux essais presse organisés au Portugal (Lisbonne). Les presses européennes et méditerranéennes se sont relayées pour tester le nouveau né de la marque. Personne n’est resté sur sa faim, la C5 nous a dévoilé tous ses secrets.

Sous la houlette de directeur du style M.Jean Pierre Ploué, Citroën a fini par présenter une berline au style empreint de distinction, résultat : du dynamisme, de la fluidité, de l’élégance, mais surtout de l’agressivité (elle en a bien besoin). La C5 semble détenir les armes nécessaires pour accéder à un rang statuaire (tant caressé par les marques françaises) et imposer (enfin) une voiture dans l’arène du ‘’haut de gamme’’ hautement protégée par les germaniques. Première remarque de taille, la C5 abandonne le hayon, une bonne nouvelle à notre avis, car (comme nous pouvons le penser aussi pour la Laguna de Renault) la présence du hayon a été pour beaucoup dans l’échec des tentatives françaises à incruster une berline dans le top des ventes de ce segment. Bonne nouvelle alors, bien que chez la marque aux Chevrons, on s’empresse d’annoncer que les amoureux du hayon trouveront leur marques dans le modèle ‘’break’’ de la C5.

Le nouveau style adopté sur la nouvelle C5 est à la fois racé et élégant. D’abord, l’on ne peut qu’être admiratif de l’empreinte chère à Citroën, le double chevron qui s’incruste dans le capot et qui impose le label (mais aussi le respect). D’autres pars, Citroën refuse catégoriquement toute aventure nouvelle sur ce chapitre après les âpres résultats de la Velsatis, qui est allée chercher son design d’une planète lointaine. Le temps est donc à l’accoutumance en reprenant les points forts d’une Audi A4 somptueusement réalisée.

La nouvelle C5, totalement décomplexée est, du point de vue stylistique, d’un raffinement les plus pointu jamais réalisé sur une berline Française. Sans mimétisme, la nouvelle berline de la marque aux chevrons jouie d’un niveau de finition sans faille et d’une classe imposante. Ce qui fait cet enchantement c’est aussi les dimensions équilibrées dont est dotée cette berline. Sa longueur de 4.78 m, sa largeur de 1.86 m et sa hauteur de 1.45 m lui confèrent une compacité et un équilibre certain avec des rondeurs ‘’à la germanique’’ qui étoffent un peu plus sa nouvelle frimousse. Avec des dimensions pareilles, C5 prend place parmi les berlines routières, les plus redoutables du moment.

Dans le détail, la nouvelle C5 est dessinée avec une face avant qui ne laisse pas indifférent. Les projecteurs allongés et débordants sur les ailles, un bouclier percé d’une généreuse entrée d’air forme une nouveauté chez Citroën. Plus sobre, l’arrière de la C5 s’inscrit à un cran supérieur en matière de qualité perçue de haut niveau de finition. Très jolie, la forme boomerang des feux qui viennent mordre dans le coffre. De profil, l’aspect général de la C5 dégage de la fluidité où l’on remarque la présence de trois vitres latérales. Un aspect spécialement dédié à la luminosité de l’habitacle. Avec son empattement de 2.82 m, la C5 est bien assise et voit son équilibre et sa finesse renforcés. Surplombé par une lunette arrière joliment dessinée, le coffre quant à lui bénéficie d’une grande ouverture et d’un accès facilité. Sa contenance est annoncée à 439 dm3. A l’intérieur, une vraie roue de secours. Si l’acquéreur préfère le kit anti crevaison, le volume du coffre passera à 467 dm3.

Emoustiller vos sens semble dire Citroën à notre découverte de l’habitacle. Les concepteurs de cette voiture ont fait jouer un sens du détail avec une extrême attention dans la conception de l’habitacle de la C5. D’abord, le poste de conduite (ou bien de pilotage !) dégage de la classe et du raffinement. Sur ce chapitre, l’empreinte Française ne veut plus d’intrus. Admirez les trois grands compteurs qui regroupent les informations liées à la conduite. Elles y sont claires et précises mais surtout facilement repérables.

Globalement et en prenant place sur le siège conducteur, nous avons ressentit que la communication avec la voiture allait ph 5 êtres des plus agréables. Bien dirigé vers nous, le tableau de bord de la C5 nous accueille chaleureusement et capte complètement notre attention. Le spectacle est, reconnaissant le, tellement attractif et beau qu’on adopte rapidement l’environnement intérieur.

La C5 rengorge d’éléments formant sa classe. A la première prise de volant, l’on apprécie la précision avec laquelle sont installées les différentes commandes classiques et importantes dans les véhicules modernes comme le régulateur de vitesse, la radio, gestion de l’ordinateur de bord, le téléphone et la commande de l’écran central. Tous les réglages se font d’une manière aisée tout en gardant les mains sur le volant. L’oisiveté est bannie à jamais avec les quelques lignes courbées que dégage la planche de bord qui inaugure une nouvelle ligne stylistique chez Citroën. Les différentes commandes (innombrables) tombent facilement à porté de main.

Bien que notre modèle d’essai ne dispose pas de toit ouvrant, la luminosité dans l’habitacle est accrue et c’est à ajouter à l’embonpoint de cette berline. Cet aspect de la vie à bord ajoute une gaité certaine à l’atmosphère intérieure. Si à l’avant, les siègent enveloppent parfaitement conducteur et occupant, ceux des places arrières s’illustrent par les espaces qu’ils dégagent et qui permettent aux personnes d’un certain gabarit de s’y installé à l’aise. La garde au toit y est honnête. Sur ce dossier, il est à signaler que selon les niveaux de finition, le siège conducteur peut accueillir une fonction massage ! La position de conduite est facilement retrouvée grâce à la possibilité de régler en hauteur ou en longueur le siège mais aussi la possibilité de régler en profondeur ou en hauteur le volant.

A l’arrière, la C5 semble bien profiter de son empattement, l’on découvre une grande aisance en s’installant sur les sièges arrière et l’absence de tunnel central favorise encore l’habitabilité. Trois appuis et un accoudoir (comportant des espaces de rangements) y sont ajoutés pour perpétuer le plaisir de rouler dans la C5. Une trappe à sky prend place pour rappeler l’aspect fonctionnel de la voiture et enfin un planchait plat peut être obtenu grâce à la fonction de rabattement 2/3-1/3 de la banquette arrière.

En résumé, les efforts de Citroën en matière d’habitacle sont à la hauteur des ambitions de la voiture. Chaleur et luminosité riment avec technologie de pointe au grand bonheur des futurs acquéreurs.

Sur la route et à travers plus de 200 km de trajet, la conduite de C5 relève d’un haut niveau de raffinement en matière de confort et de capacité mécanique du 2.0 l HDI (138 ch) qui l’animé. Inouï, les prestations de la C5 révèlent au grand jour le pas géant réalisé par la marque aux chevrons pour titiller les sommets d’un segment ou le sans faute règne en maitre. Coté consommation, le 2.0 HDi s’inscrit dans le registre des moteurs les plus économique du segment avec ses 6.1 litre au 100 km. .

Avec sérénité, la conduite de la C5 sur autoroute confirme son penchant de grande routière, elle bénéficie de trains roulants performants. Comme sur la C6, notre berline bénéficie de trains avant à double triangle avec pivot découplé et un train arrière multibras se caractérisant par un bras longitudinal découplé du pivot. Cette structure des trains est favorisée d’autre part par la rigidité en torsion de la caisse assurant au passage une distribution constante et égale des efforts verticaux sur les quatre roues. En effet lors de notre long périple, les secousses issues de malformations de certaines routes sont admirablement filtrées, assurant donc une quiétude profonde au conducteur mais aussi aux passagers. Il est a rappeler que le modèle essayé est équipé de la suspension métallique, qui équipera les modèles C5 destinés à notre marché.

Selon les responsables de Citroën rencontrés lors de nos essais, la suspension métallique bénéficient de sophistication des trains roulants haut de gamme de la nouvelle C5. L’importance de cette suspension est telle que chez nos interlocuteurs, cette offre, particulièrement compétitive, est un des atouts maitres des ambitions commerciales de la nouvelle C5. Par ailleurs, il est a signaler que d’autres modèles de C5 disposent d’une nouveauté de taille en matière de suspension, à savoir la suspension Hydractive 3 Plus. Cette nouvelle trouvaille de chez Citroën adapte les états de flexibilité et d’amortissement en fonction du bon vouloir du conducteur qui peut passer du mode ‘’souple’’ (pour un confort optimal) au mode ‘’ferme’’ (pour de meilleures sensations de conduite) ou bien au mode ‘’sport’’ afin de profiter d’un Comportement typé dynamique pour davantage de sensations.

Equiper d’une motorisation diesel, qui est retenue pour le marché automobile Algérien, le 2.0 HDI (FAP) développant 138 ch était bien au rendez-vous. Les accélérations et les reprises était assurées à un niveau très appréciable. Ce moteur est couplé à une boite de vitesse à 6 rapports qui facilite le passage des rapports. Poussé à 170 km/h dans un segment routier plutôt sinueux, la C5 à fait preuve d’une stabilité inouï. Il est vrai que la structure de caisse et les trains de roulement bénéficient des prestations de haut niveau de la plate-forme de C6, référence en matière de stabilité. ABS et ESP sont annoncés de série et notre C5 d’essai compte 7 airbags.

Au fil des kilomètres, la C5 nous dévoile peut à peut son potentiel et atout et il est utile d’annoncer d’emblé que la plaisir de conduite à bord de la C5 est assuré. Disponible en série, C5 dispose d’un régulateur et d’un limiteur de vitesse qui est bien utile qu’on veut respecter rigoureusement la limitation de vitesse. Citroën annonce par ailleurs que C5 peut être équipée d’un système d’aide au démarrage en pente, ce dernier permet de stabiliser automatiquement la voiture pendant 2 secondes afin de donner le temps au conducteur de passer de la pédale de frein à celle de l’accélérateur.

En milieu urbain, la C5 sait se montrer très habile et parfaitement ‘’intelligente’’. Elle est équipée d’un système d’aide au stationnement avant et arrière ainsi que d’un système de mesure de place disponible, ce qui aiderait le conducteur au stationnement en évitant les frottements avec les véhicules stationnés. Désormais connue sur les véhicules haut de gamme de Citroën, l’alerte de franchissement involontaire de lignes (AFIL) apporte une réponse pertinente aux risques liés à l’hypovigilance au volant.

Pour une meilleure maitrise de la route dans les conditions climatiques difficiles, la berline C5 dispose, en plus des projecteurs halogène qui améliorent la visibilité en courbe, des projecteurs directionnels xénon bifonction.

Sur le chapitre de la sécurité, C5 rappel bien les cinq étoiles obtenues lors des tests Euro-Ncap, un résultat rendu possible grâce à sa ‘’plate forme 3’’ dont le bloc avant est conçu pour absorber les chocs lors de collision alors que la rigidité de l’habitacle est optimisée afin d’éviter les intrusions et les déformations de la caisse. Il est aussi intéressant d’évoquer que la C5 est le premier véhicule de chez Citroën à être équipé d’un pédalier rétractable qui en cas de choc rapproche au maximum les pédales de frein et d’embrayage du fond de la cave à pied et limite ainsi les dommages aux jambes du conducteur.

La C5 de Citroën peut êtres considérée comme le porte drapeau français, le plus sérieux, pour prétendre secouer la concurrence Allemande. Les mois à venir nous dirons un peu plus sur cette bataille qui se jouera presque à armes égale avec l’arrivée de la C5.
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