Industrie automobile en Algérie: le tribunal de Sidi M’hamed interroge les deux anciens Premiers ministres

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Le juge du Tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a procédé, mercredi, à l’interrogatoire des accusés poursuivis dans des affaires relatives au montage de véhicules, dont d’anciens responsables et ministres ainsi que des hommes d’affaires.

Après avoir interrogé Ahmed Ouyahia, le juge a procédé à l’interrogatoire de l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal qui a fait prévaloir sa défense laquelle s’est retirée de l’audience, arguant « l’absence des conditions nécessaires au procès ».

Les questions du juge ont porté sur l’octroi d’indus avantages à des opérateurs dans le domaine de montage automobile, notamment à l’homme d’affaire Ahmed Mazouz, et sur le financement de la campagne électorale de l’ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

En réponse à ces questions, Abdelmalek Sellal a nié « en bloc » les charges qui lui sont reprochées, expliquant que son rôle en tant que Premier ministre se limitait à la coordination entre les représentants du Gouvernement sur lesquels il « n’avait aucune autorité », et c’est le cas, a-t-il dit « pour la gestion du ministère de l’Industrie à l’époque du ministre en fuite, Abdeslam Bouchouareb ». Il a ajouté, à ce propos, avoir demandé à Bouchouareb de revoir le cahier de charges, qu’il a élaboré sans le consulter.

Quant à l’octroi d’indus avantages pour le projet d’investissement de l’homme d’affaires Mazouz Ahmed et l’implication de son fils, Sellal a indiqué n’avoir pas étudié ce dossier, affirmant « avoir acquis tous les biens immobiliers lui appartenant avec ses propres fonds ».