Des résultats encourageants

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Le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi a indiqué lundi à Alger que les mesures prises dernièrement par le gouvernement pour lutter contre le trafic de carburants aux frontières commençaient à porter leurs fruits, affirmant que cette lutte sera poursuivie avec "plus d’intensité".

« Les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la contrebande de carburants commencent à porter leurs fruits », a déclaré M. Yousfi au cours d’une conférence de presse sur les réalisations et les investissements dans le secteur de l’électricité, organisée par le groupe Sonelgaz.

Début juillet, le gouvernement a pris une série de mesures pour renforcer le contrôle dans les zones frontalières concernées par ce trafic où des quantités importantes de carburants sont détournées vers le Maroc et la Tunisie.

Chiffres à l’appui, le ministre a indiqué que le rythme de la croissance de la consommation de carburants en Algérie a nettement baissé en juillet 2013, date de la mise en oeuvre de ces mesures, comparé à juillet 2012.

La croissance de la consommation a baissé à 1,8% en juillet dernier contre 9% en juillet 2012, selon les chiffres fournis par le ministre.

La croissance annuelle de la consommation des carburants s’est maintenue à la hausse depuis 2010 avec 9% de progression avant qu’elle entame une baisse en juillet dernier avec la mise en oeuvre du dispositif gouvernemental de lutte contre la contrebande de carburants, relève-t-il.

« La lutte contre la contrebande (de carburants) va continuer avec plus d’intensité », a promis M. Yousfi, mettant en garde contre une hausse fulgurante de la demande de carburants en Algérie.

L’Algérie consomme 12 millions de tonnes de carburants par an, alors que sa demande interne progresse d’un million de tonnes chaque année, poussant le pays a importer des quantités importantes d’essence et de gasoil pour satisfaire cette demande grandissante.

Un vaste programme lancé par le gouvernement devrait porter les capacités nationales de raffinage de brut à 60 millions de tonnes contre 25 millions de tonnes actuellement.

Le programme comprend la réhabilitation des raffineries existantes et la réalisation de cinq nouvelles raffineries. (APS)