Le lancement de la C-Elysée est un cap majeur pour nous

8605

La marque Citroën s’apprête à vivre un moment intense avec l’arrivée prochaine de sa berline tricorps C-Elysée qui inaugurera une nouvelle ère chez Saida Citroën. Mais Mr Cedric Veau pense que le succès de cette voiture passera aussi par la poursuite du déploiement du réseau et du renforcement de l’image de marque.

Auto-utilitaire : -Saïda Citroën lancera très prochainement un nouveau véhicule tricorp, la C-Elysée en l’occurrence, quelles sont vos attentes sur ce modèle dans un marché qui a le vent en poupe ? 

Cedric Veau : – C-Elysée est un modèle tricorps de Citroën qui va être lancé à un prix abordable puisque c’est un segment où l’argument prix est important. Je dis abordable car il n’y a absolument aucun compromis dans ce véhicule en termes de qualité, de technologie embarquée et de fiabilité. C’est un modèle construit pour être accessible, qui peut offrir le meilleur de la technologie à un prix abordable. Pour Saïda Citroën, ce sera un lancement important car aujourd’hui ce segment représente environ 25% des ventes en Algérie.

On espère écouler au moins 4000 unités en année pleine (2013), cela constitue forcément une augmentation de volume importante pour nous et c’est une chance unique aussi pour Citroën en Algérie de pouvoir lancer un véhicule sur un segment si important sans avoir de prédécesseur, c’est-à-dire on est sur des ventes additionnelles.

Pour nous, ce lancement sera un enjeu majeur pour la visibilité de la marque Citroën en Algérie pour les années à venir.

– GBH (Groupe Bernard Hayot) étale sa présence en Algérie sur le long terme à travers notamment Citroën, comment se passe aujourd’hui le développement du groupe ?

– Le développement se fait  progressivement, et il se fait dans un souci de qualité. On a enregistré une augmentation des volumes liée à l’augmentation des volumes du marché qui est dynamique. On a accompagné cette augmentation avec un développement structuré d’un réseau professionnalisé, on considère évidement que vendre les voitures c’est une très bonne chose et offrir un service de qualité est tout autant et donc on y va à notre rythme pour que les choses se fassent d’une manière sérieuse.

On enregistre une progression de notre représentation avec 33 points de ventes, nous avons une hausse du volume des ventes en 4 ans et cette année nous allons dépasser la barre des 10 000 voitures, ce qui est une grande première pour nous. Ceci est un point essentiel dans notre développement futur. Le fait d’avoir un travail de qualité avec les agents de distributions nous permettra de passer ce cap en termes de volume qui va arriver avec le lancement de C-Elysée.

– Pouvez-vous nous parler de la marque DS et son apport à la politique de développement futur de Citroën en Algérie ?

– DS est une gamme premium. Ce sont des véhicules de grande qualité qui s’adressent à une clientèle particulière et qui nécessite d’avoir des équipes dédiées, des espaces de vente dédiés pour pouvoir être vendus dans les meilleures conditions.  Aujourd’hui on considère qu’on doit encore s’améliorer sur cette gamme car on n’a pas assez d’agents aujourd’hui qui sont dépositaires de ce label et qui disposent d’espaces DS.

En revanche, pour les agents qui on cette organisation, ça marche très bien. Maintenant, on est dans une démarche centrée sur l’après vente pour cette gamme là, on veut un accueil personnalisé, une dimension premium pour les gens qui possèdent ces véhicules là pour leurs entretiens et réparations à travers des accueils sans rendez-vous et un certains nombre de facilités. On va donc continuer dans cette voie là et le meilleur exemple que je puisse donner est que récemment nous avons inauguré notre nouvelle succursale à Alger et que sur la gamme DS par exemple on a des résultats qui sont très bons, largement au dessous de la moyenne qu’on peux constater chez nos agents ce qui prouve qu’il ya bien un potentiel pour cette gamme là.

– l’Inauguration de la nouvelle succursale à Chéraga est-elle une première d’une série de nouvelles inaugurations ?
 
– Chéraga, déjà répondait à une demande, c’est-à-dire qu’on n’est pas présents sur l’ouest d’Alger. Evidement, le succès est au rendez-vous car il y a une réelle demande. La qualité du site, l’architecture, le fait qu’elle réponde aux derniers standards de la marque en fait aussi un outil de communication à part entière pour l’ensemble de la marque, je dirais qu’on a lancé un site mais c’est presque comme si l’on avait lancé un nouveau produit qui met en avant le savoir faire de Citroën en termes de distribution.

Alors, oui évidement c’est le point de départ pour nous de développement de notre réseau de manière qualitative et certainement sur d’autres villes où nous aurons des constructions comme celle là avec des bâtiments qui seront aux dernières normes et là effectivement on réfléchit à d’autres implantations.

– Vous venez aborder le travail qui a été fait depuis 4 ans en matière de restructuration du réseau, du renouvèlement de la gamme… Penses-vous qu’aujourd’hui l’image de marque de Citroën est assez forte pour prétendre à une nouvelle assise de la marque en Algérie et booster les volumes à court termes ? 

– Je pense que l’effort mené ces quatre dernières années a fait progressé l’image de la  marque et aujourd’hui je pense que l’image de Citroën en Algérie est bonne, voir très bonne. Là où on doit faire des efforts c’est sur la notoriété c’est-à-dire nous avons un très bon produit, nous avons un bon réseau nous avons une marque qui est belle et appréciée, mais je pense qu’il n’y a pas assez de gens qui le pense.

Donc notre travail aujourd’hui est de le faire savoir, c’est déjà une bonne chose, parce qu’on part avec de bonnes bases, avec des produits à fort volume comme la C-Elysée et on va le faire savoir aussi avec des actions de communication, des plans à long termes en matière d’images pour que Citroën progresse en haut du Shoping Liste du consommateur Algérien lorsqu’il va acheter une voiture. On ne se contentera pas simplement du chemin parcouru, il y a maintenant un travail de communication qui nous attend.

– Comment voyez-vous l’évolution du marché pour 2013 et quel sont les grands chantiers de Saïda Citroën ?

 – On voit de toute façon une progression du marché automobile, donc on va accompagner cette progression avec nos agents. On continue toujours à se structurer parce qu’il faut accompagner l’augmentation du volume par d’avantage de service, avec d’avantages de formation. Il faut aussi qu’on soit meilleurs sur la disponibilité des produits. On a donc tous ces chantiers à  mener.

On a encore des implantations nouvelles à réaliser, je l’ai dit tout à l’heure, la structure de Chéraga est un bon exemple mais on doit se multiplier. Il faut qu’on améliore notre couverture sur certains points du pays.

– Un dernier mot ?

– Je veux juste rajouter que le lancement de C-Elysée est pour nous synonyme d’un cap qu’on va devoir passer avec la marque Citroën et que la qualité du produit qu’on va présenter nous renforce encore dans l’idée que cette marque va bientôt avoir toute la place qu’elle mérite en Algérie.