Algérie : une feuille de route proposée pour développer l’industrie automobile et les pièces détachées

7

Le ministère de l’Industrie a commencé à recueillir les propositions des experts et des organisations professionnelles afin d’élaborer une feuille de route nationale pour développer l’industrie automobile et les pièces détachées et renforcer le taux d’intégration locale.

Parmi les propositions figure celle du Club économique algérien, qui préconise une approche progressive en trois étapes. La première consisterait à développer rapidement les composants les moins complexes, notamment les pièces plastiques, pare-chocs, sièges, vitrages, filtres, batteries classiques, pneus et faisceaux électriques. La deuxième viserait des équipements mécaniques de complexité intermédiaire, comme les systèmes de freinage, de suspension, de direction et d’échappement. À plus long terme, l’objectif serait de produire des composants technologiques stratégiques tels que les moteurs, boîtes de vitesses, systèmes électroniques et batteries pour véhicules électriques.

La démarche repose sur un diagnostic approfondi du secteur, couvrant notamment le marché automobile, les capacités industrielles, la sous-traitance, les PME, les matières premières, la formation, la recherche, la qualité, le financement et les perspectives d’exportation.

Le choix des produits à fabriquer localement serait établi selon plusieurs critères : niveau de la demande, disponibilité des matières premières, capacités des entreprises, potentiel d’intégration, valeur ajoutée, création d’emplois, possibilités d’exportation et viabilité économique.

Pour assurer la mise en œuvre de cette stratégie, la création de sept commissions nationales spécialisées est proposée afin de suivre les différents volets du programme et d’évaluer régulièrement les résultats.

L’objectif dépasse ainsi la simple réduction des importations. Il s’agit de construire progressivement une véritable chaîne de valeur automobile algérienne, capable de soutenir les entreprises locales, favoriser le transfert de technologies et, à terme, permettre à l’Algérie de se positionner sur les marchés africains et arabes.