Le gouvernement algérien veut franchir une nouvelle étape dans le développement de l’industrie automobile en mettant en place un mécanisme permettant de mesurer plus précisément le taux d’intégration locale. Examiné lors d’une réunion présidée par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, ce dispositif vise à distinguer le simple assemblage de véhicules de la fabrication réelle de composants en Algérie.
Depuis 2022, les constructeurs agréés sont soumis à des objectifs progressifs d’intégration locale, pouvant atteindre 30 % au bout de la cinquième année. Les nouvelles règles de calcul privilégient les pièces, ensembles et sous-ensembles effectivement fabriqués sur le territoire national.
L’objectif est de stimuler les investissements productifs, de favoriser le transfert de technologie et de développer un réseau de sous-traitants algériens capables de fournir des composants aux constructeurs, notamment des pièces essentielles comme les boîtes de vitesses et les pneumatiques.
Cette stratégie s’inscrit dans l’ambition du président Abdelmadjid Tebboune de voir émerger une véritable industrie automobile nationale, avec l’objectif de produire une voiture algérienne à l’horizon 2028. Le défi consiste désormais à renforcer les capacités industrielles locales, à former des compétences spécialisées et à réduire la dépendance aux composants importés.




































