Affaires de montage automobile: Bouchouareb a demandé 15 milliards de centimes à Achaibou

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Le secteur de l’industrie automobile continue de faire l’actualité en Algérie avec de grands scandales de corruptions, de malversation et d’abus d’autorité, avec comme principaux acteurs; des ministres de l’ancien gouvernement et de grands chefs d’entreprises. A ce sujet, un procès se tient depuis quelques jours à la Cours d’Alger ou d’anciens concessionnaires automobiles sont interrogés.

Le procès en appel qui se tient depuis quelques jours à la Cours d’Alger a vu passer hier l’un des plus anciens investisseurs dans le secteur automobile M. Abderrahmane Achaïbou, importateur et distributeur de tout types de véhicules avec un capital d’expérience de 42 ans. Depuis 2014, date de l’arrivée M. Abdessalem Bouchouareb à la tête du Ministre de l’Industrie et des Mines, le Groupe Algérien appartenant à la famille Achaibou s’est vu complètement démonté avec les blocages et les coups bas de l’ancien ministre qui a poussé les marques automobiles à l’instar de Ford, Kia, Isuzu…à abandonner leur fidèle partenaire et choisir d’autres acteurs pour développer leur projets industriels en Algérie.

Lors de son passage à la Cours d’Alger, M. Abderrahmane Achaibou est revenu sur ses déboires avec l’ancien Ministre de l’Industrie, « Il m’a demandé 15 milliards de centimes pour régler mon dossier.» dira M. Achaibou. Avant d’ajouter, « Mes sociétés d’importations et d’installations ont été gelées, le Premier ministre Abdelmalek Sallal m’a avoué qu’il n’était pas en mesure de faire face à Bouchouareb.

Le Groupe Elsecom qui gérait les filiales automobiles appartenait à la famille Achaibou avait plusieurs projets « des usines de montage pour les marques Ford, Kia, Isuzu, Suzuki, Daewoo… », d’ailleurs aucun projet n’a vu le jour malgré les demandes d’agréments et d’autorisations déposés auprès du Ministère de l’Industrie et des Mines. Pire, et toujours selon M. Achaibou, aucune suite n’a été donnée par le Ministère, ni avec un refus ni avec une acceptation, « Je n’ai pas trouvé où aller et mes pertes sont estimées à 40 milliards de centimes ».

M. Achaibou à mis en exergue son projet d’usine de montage de camions Isuzu ou un dossier à été déposé auprès des services du ministère, « Nous avons créé une société avec 10 milliards de centimes, et nous avons attendu 2 ans. Ils nous ont signifié que notre dossier était complet mais Bouchouareb refuse de donner son aval pour le projet ».

De son coté, M. Abdelhamid Achaibou frère de Abderrahmane et patron de Kia Motors Algérie, distributeur historique de la marque Kia a lui aussi mis en exergue les pratiques de l’ancien ministre qui a bloqué son projet industriel avec Kia pour au final l’attribuer à un autre investisseur Algérien, en l’occurrence M. Hassan Larbaoui.