Le port de Marseille serait devenu un point de passage majeur pour un trafic de voitures de location volées à destination du Maghreb, notamment de l’Algérie. Selon plusieurs agences, des clients louent des véhicules avec de vrais papiers, puis disparaissent avant que les voitures ne soient localisées au port ou directement en Algérie.
En deux ans, environ 120 véhicules auraient ainsi disparu, causant un préjudice estimé à 3,5 millions d’euros pour les loueurs. Une fois arrivées en Algérie, les chances de récupération sont quasi nulles, entraînant une perte totale pour les propriétaires.
Les enquêteurs évoquent un réseau structuré, où les conducteurs ne seraient souvent que de simples transporteurs, tandis que les véhicules seraient ensuite récupérés et revendus ou proposés à la location via des canaux illégaux, notamment sur Telegram.
Face à ce phénomène, certaines agences renforcent leur sécurité grâce à des systèmes de géolocalisation et de blocage à distance. Ce trafic s’inscrit dans un contexte plus large de hausse des vols automobiles en France, avec 64 000 véhicules volés en 2025, pour un coût global estimé à 600 millions d’euros pour les assurances.




































