L’augmentation du taux d’intégration locale dans l’industrie automobile algérienne, qui devrait atteindre 40 % selon les récentes déclarations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, suscite de nombreuses attentes. Cette évolution signifie qu’une part importante des composants automobiles sera désormais fabriquée en Algérie, ouvrant la voie à une possible baisse des coûts de production et, à terme, des prix des véhicules pour les consommateurs.
Avec l’inauguration à Batna du premier site algérien de fabrication de carrosseries automobiles à partir d’acier local de haute qualité, l’industrie automobile nationale franchit une nouvelle étape vers une production réellement intégrée. Le premier bénéficiaire de cette avancée pourrait être l’usine Fiat d’Oran, qui a déjà signé plusieurs accords pour la production locale de pièces plastiques et qui devrait prochainement intégrer la fabrication locale des structures de véhicules.
À cette occasion, le responsable de Fiat et du groupe Stellantis en Algérie, Raoui Badji, a souligné que ces réalisations illustrent la volonté de l’Algérie de renforcer sa base industrielle et d’accélérer l’intégration locale, tout en favorisant l’émergence d’un écosystème automobile durable et compétitif.
Selon plusieurs experts, une hausse du taux d’intégration devrait logiquement entraîner une réduction progressive des coûts de production, ce qui pourrait se répercuter sur le prix final des véhicules. Les consommateurs algériens espèrent ainsi voir les tarifs des voitures Fiat baisser à mesure que la part des composants fabriqués localement augmentera.
Par ailleurs, la production de Fiat en Algérie devrait atteindre 135 000 véhicules par an d’ici 2028, une montée en cadence qui permettra également de mieux répondre à la demande croissante du marché national.




































