La ville de Ouargla la plus touchée

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La pénurie de carburant enregistrée depuis quelques jours à Ouargla, et à un degré moindre dans les autres villes de la wilaya, est arrivée à son comble en ces jours de fête de l’Aid El-Fitr, a-t-on constaté.

De longues files d’automobilistes se forment au niveau des stations-service de la ville d’Ouargla et ses environs, pour obtenir, au prix de quelques heures d’attente, de jour comme de nuit, quelques litres de carburants et éviter l’immobilisation de leurs véhicules.

La crise de carburant, touchant surtout l’essence (super et sans plomb), rare ces derniers temps aux pompes, est de plus en plus vive et les automobilistes, de plus en plus angoissés par le spectre de la pénurie, préfèrent faire le plein de leurs réservoirs, a indiqué le gérant d’une station de service privée.

Contacté à ce sujet par l’APS, le directeur par intérim du secteur de l’énergie et des mines (DEM) de la wilaya, M. Boufatah Babaia, a expliqué cette « tension temporaire » sur l’essence, plus particulièrement le super et le sans plomb, par le fait que ces types de carburant, acheminés principalement de Skikda ou parfois d’autres raffineries du nord du pays, est souvent provoquée par certains propriétaires de stations de service, qui ne font pas leurs commandes à temps, mais aussi par les durées de transport.

La wilaya d’Ouargla n’a pas enregistré, cependant, de pénurie en ce qui concerne l’essence normale et le gasoil dont l’approvisionnement est assuré à partir de la raffinerie de Hassi-Messaoud, et qui sont généralement disponibles et en quantités suffisantes, a-t-il ajouté.

Le responsable a fait savoir par ailleurs que, si la wilaya est moins touchée que d’autres, notamment frontalières, par le phénomène de la contrebande de carburant souvent à l’origine des pénuries, les services de la DEM restent mobilisés pour appliquer la stratégie nationale de lutte contre ce fléau en coordination avec les services sécuritaires.

La wilaya d’Ouargla compte 35 stations-services implantées sur son territoire, dont (22) détenues par des privés, et enregistre actuellement 10 autres en projet, avalisés par le comité d’assistance à la localisation et la promotion de l’investissement et la régulation foncière (CALPIREF), selon la même source. (APS)