Nous visons le leadership du segment de la Clio en Algérie

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Rencontrée lors des essais mondiaux de la Clio 4, Mme Anne Renaud-Abboud a bien voulu répondre à nos questions pour s’exprimer sur la Clio 4 et les grands projets de la marque au losange. Le véhicule électrique semble être le cœur même de la progression de Renault dans les années à venir selon les déclarations de notre interlocutrice.

– Pouvez-vous nous dresser un bilan des ventes de Renault dans le monde à la mi-2012 et en Algérie?

– Je vais commencer par la deuxième question, au mois d’aout on a immatriculé en Algérie 82 000 voitures soit une part de marché qui dépasse les 27%, évidement on est leaders incontesté et on a surtout une très forte progression de la marque Dacia cette année, idem sur la gamme des véhicules utilitaires donc ça va plutôt bien. Je dirais que les modèles qui fonctionnent bien sont d’abord Logan qui est le modèle le plus vendu aujourd’hui dans notre gamme, on a également fait une très belle année avec Clio Campus qui vient s’imposer sur ce segment des petites voitures citadines, elle continue une très belle carrière. Et puis, on a les véhicules utilitaires, Master qui vit une explosion des ventes dopée par ailleurs par le dispositif ANSEJ.

Sur la région Euromed Afrique, on a, à la fois les marchés sur lesquelles on est historiquement très fort c’est le cas en Algérie, en Turquie, en Roumanie, et  au Maroc notamment  ou nous somme leader avec 37% de parts sur les deux marques. Nous venons juste de lancer Dokker qui est la fourgonnette sortie de l’usine de Tanger, sur laquelle nous plaçons beaucoup d’espoirs.

En Turquie notre part de marché tourne autour de 15,4% au total. Le groupe a aussi une très belle performance de Dacia qui est la marque qui progresse le plus en particulier en Roumanie ou ont est leader avec 36% de part de marché.

On a par ailleurs des territoires de conquête comme l’Egypte où nous figurons dans le peloton avec 6 % de part de marché et où on est entrain de croitre doucement.

Dans les DOM (les iles Françaises) nous faisons une part de marché qui s’élève à 22%. On démarre juste aussi dans d’autres territoires à fort potentiel en Afrique comme le Kenya, le Soudan et Djibouti. Dans ses trois pays, on a fait le choix d’implanter des importateurs. On a encore beaucoup de territoires à explorer et puis surtout on assiste à une course à la croissance du réseau dans tout ses pays.

– Qu’attendez-vous de l’arrivée de la nouvelle Clio ?

– La nouvelle Clio nous permettra de prendre une position très dominante quel que soit le pays, dans le segment des petites voitures. Je prends typiquement le cas de l’Algérie, sur ce segment là, on est en forte compétition avec d’autres constructeurs et on veut clairement prendre le leadership avec un produit qui sera complémentaire à Clio Campus. Notre objectif est clairement un objectif de leadership.

– On parle souvent de retour de certaines anciennes marques appartenant à Renault et de nouvelles à créer, pouvez-vous nous donner des précisions ?    

– Aujourd’hui dans le portefeuille des marques on a Renault et Dacia et on n’a pas d’autres en vue avec le groupe Renault. On fonctionne assez bien avec ces deux marques qui ont chacune un positionnement différent. Quand on disait ce qu’on attend de Clio, je vous ai parlé en terme de résultat mais on attend de la Clio 4 qu’elle installe la marque Renault dans des attributs qui sont maintenant assez clairs, c’est à dire un design séduisant, chaleureux plus sensuel et plus Italien, l’innovation et la technologie.

Dacia est dans un positionnement un peu plus rationnel, d’une marque fiable où vous en avez pour votre argent. Donc, on a clairement aujourd’hui des positionnements avec ces deux marques qui se clarifient et qui permettent de couvrir une clientèle très large.

– Les modèles électriques vont entrer en lice dans quelques mois, pensez-vous que les marchés sont prêts pour cette nouvelle aventure ?

– C’est un changement majeur. Depuis 115 ans, le monde fonction avec des véhicules thermiques. Avant que cette technologie ne soit disponible pour tous, il faudra être patients et pédagogue, puis bien expliquer la portée de ce type de véhicules. Le virage se prendra d’une façon ou d’une autre. Si votre question est sur l’Algérie, on n’exclut rien pour l’instant, simplement on ira à la condition qu’il y ait un niveau d’équipement et d’accompagnement qui permette de se déplacer en véhicule électrique, ce n’est pas le cas aujourd’hui et je pense que ce n’est pas encore la priorité numéro 1 en Algérie. Maintenant on n’exclut rien c’est à dire si on a quelques entreprises qui voudront fonctionner en Twizy, on fera en sorte d’offrir une mobilité avec Twizy.

Sinon globalement pour le groupe, l’objectif est clair. On a pris cette orientation du véhicule électrique et on aura d’ici la fin de l’année quatre modèles. Zoé va vraiment être le véhicule qui va marquer la différence parce que c’est un véhicule citadin de dimension plus compact que la Clio. Elle sera typiquement le deuxième véhicule de la famille qui permettra de faire les distances travail domicile au quotidien.