Le gouvernement veut imposer aux concessionnaires de produire la pièce de rechange en Algérie

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Le ministère de l’industrie va déposer au conseil du gouvernement un projet de loi visant à imposer, aux concessionnaires et filiales de groupes automobiles mondiaux, de produire localement de la pièce de rechange. (Par Hamid A)

Selon une information rapportée par le quotidien arabophone Echourouk Al Youmi, les services du ministre de l’industrie sont en passe de finaliser un nouveau projet de loi qui obligerait les concessionnaires de véhicules de produire une partie de la pièce de rechange de leurs véhicules en Algérie. Selon la même source, un délai raisonnable sera octroyé aux concernés pour se préparer à cette nouvelle réalité du marché.

Selon certains observateurs du marché automobile Algériens, une telle démarche mérite d’être clarifiée, notamment que la majorité des pièces de rechange ne sont pas produites par les constructeurs automobiles mais sont confiées à des équipementiers à travers le monde. À cet effet, l’on s’interroge si le gouvernement va faire appel aux équipementiers ou bien va-t-il utiliser les concessionnaires déjà installés en Algérie comme moyen de pression pour les convaincre de venir investir en Algérie.

Après les débâcles répétées des différents projets du gouvernement Algérien pour installer une industrie automobile, il semblerait que les services de M.Temmar soient (enfin) convaincus qu’il ne pourra y avoir une industrie automobile sans l’implication d’un tissu d’équipementiers capable d’assurer au moins 40% d’intégration en matière de pièces de rechanges.

Une question de taille reste posée : le gouvernement ne fait-il pas fausse piste ? (encore une fois) en demandant aux constructeurs automobiles de produire de la pièce de rechange en Algérie alors qu’eux-mêmes (là où ils sont installés) ne la produisent pas ? Il semblerait à notre humble avis que les marques automobile n’ont aucun pouvoir à inciter leurs équipementiers à s’installer dans un pays, car ses derniers sont des entreprises (comme toutes les autres entreprises) qui répondent tout simplement à une logique commerciale de gain et à ce compte, il faudra que le gouvernement démontre qu’il a les capacités (foncières, financières et de logistiques) pour pouvoir captiver l’intérêt des équipementiers à s’installer en Algérie ? Un autre épisode s’est ouvert ….